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L'optimisme : le carburant d'un TSA mieux vécu

Oui, oui, je me rends bien compte qu'avec un titre aussi nunuche, la grosse majorité d'entre vous s'est enfuie ... 😅 Mais pour ceux qui restent, vous allez changer votre façon d'aborder votre autisme.


Cas concret d'une patiente :


Cette patiente à découvert son autisme à l'horizon de ses 30 ans. Elle a immédiatement mis en place toutes les stratégies possibles et imaginables. Ensemble, on a réussi à structurer sa vie quotidienne pour qu'elle ne subisse plus que 3 crises par an environ.


(Oui oui : 3 crises par an)


Sauf que la semaine dernière, elle se sentait parfaitement bien, en contrôle, quand un film lui a déclenché une crise en 20 min. Un simple petit film de rien du tout (mais manifestement à la réalisation pas TSA friendly du tout). D'ordinaire pendant les crises, c'est un discours négatif qui prend place dans sa tête (normal, n'est ce pas). Du genre : "Je ne peux jamais rien faire, j'y arrive pas, je suis nulle, je gache tout" ...etc (des non sens absolus).


Le discours intérieur ? Complètement modifié : "Je sais que j'ai juste à attendre, m'isoler et que ça va passer. Je gère bien, je fais de moins en moins de crises. Je suis courageuse et je tiens bon".


Ce que ça change ?

TOUT. L'optimisme permet de petit à petit apprendre à saisir le positif même dans le négatif. Ce qui, dans le cadre d'une crise, permet déjà d'en limiter son intensité, mais surtout de ne pas ajouter de douleur psychologique à la douleur liée à l'autisme.


On observe également une récupération plus rapide suite aux crises, et un vécu quotidien plus agréable.




Comment nourrir son optimisme ?


Conscientiser son discours intérieur : C'est, certes, une gymnastique un peu fatigante au début, mais qui porte rapidement ses fruits. Surveillez vos pensées, et mots envers vous-mêmes. Et à chaque fois que vous vous dites une vacherie : grondez vous ! (en pensée évidemment). Ne vous autorisez pas à vous dire des choses qui vous scandaliseraient venant d'autres.


Focaliser sur les petites joies : manger un bon cupcake, prendre un café au soleil avec les oiseaux qui chantent ... Chaque journée regorge de minis joies, invisibles si on ne les regarde pas. Notez 3 joies par jour sur un cahier, et vous verrez que rapidement vous en observerez bien plus que 3 !


Nourrir le sentiment de gratitude : Je vous avais proposé une activité (à retrouver ici), pour vous entrainer à ressentir plus de gratitude au quotidien. L'avantage ? C'est que le sentiment de gratitude renforce également l'optimisme.



Se célébrer : Surtout dans le cadre de l'autisme, si vous regardez uniquement ce que vous ne pouvez pas faire, vous pouvez facilement vous sentir désespérés. Alors que si vous regardez vos progrès, vos forces, vos succès : c'est tout votre état d'esprit qui change. Petit à petit, entrainez vous à vous féliciter, vous admirer, vous célébrer. Autorisez vous d'être fiers quand vous essayez quelque chose (même si ça ne marche pas), admirez votre capacité à vivre malgré les difficultés de l'autisme, félicitez vous de tout ce que vous savez faire et de vos compétences uniques.


Pas de positivité toxique (pitié)

Être optimiste, ne veut pas dire refouler ou ignorer le négatif. Ouh la la, non. C'est pire. L'état d'esprit à adopter c'est de savoir reconnaitre les difficultés, assumer leur intensité, mais en les abordant avec résilience et optimisme. "En travaillant sur ce point, il peut évoluer", "C'est dur en ce moment, mais je connais l'autisme, et je sais que j'aurais de bien meilleurs jours" ...


De vous rappeler en permanence que les choses peuvent et vont s'améliorer, que les manifestations négatives sont temporaires, que les crises passent : c'est ce mode de pensée qui créera un cercle vertueux et vous rendra l’autisme plus facilement vivable.

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