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Guide à l’attention des proches d’un autiste

Pas facile facile de comprendre ce qu'il se passe depuis le diagnostic TSA d'un proche ?


Normal.


Alors voici quelques sources d'explications et des conseils pour aborder ce nouveau chapitre sereinement.


Autiste n'est pas un gros mot

Pas un gros mot, ni une insulte. Quand vous tergiversez : "depuis que tu sais depuis ton diagnostics euuuh ... tu sais ... ce que t'as ...", et bien ça envoie un mauvais message à votre proche.


L'idée que l'autisme est étrange, honteux ou négatif. Et vous savez pourtant très bien que ce n'est pas le cas (puisque vous êtes ici 😉).


Alors appelez un chat un chat : autiste, autisme, TSA. Le message envoyé à votre proche sera bien plus positif. Et puis, vous le savez : les autistes aiment qu'on emploient le bon mot pour la bonne chose (n'est-ce pas logique ?).


"Oui mais avant ..."

Oubliez toutes les phrases qui commencent par ses mots. Avant, votre proche souffrait sans rien dire ou si peu. L'angoisse, le stress, la difficulté du quotidien ... autant de choses qu'iel ne vous disait pas.


"Avant tu pouvais venir dîner chez mes parents" : c'est une logique qui ne marche que pour vous. Avant, votre proche autiste vivait l'enfer 48h avant, pendant et surtout des jours après. Probablement sans vous le dire. Alors ne le culpabilisez pas d'écouter davantage ses limites. Ce proche n'en sera que plus épanoui et ouvert au quotidien.


Communiquez comme des astronautes

Dans l'espace, il n'y a pas la place pour les codes sociaux. Les phrases doivent être utiles, efficaces et claires. Avec votre proche concerné par le TSA, c'est aussi la meilleure façon de parler.


Être clair. Transparent.


Mieux vous verbaliserez vos émotions. Vos besoins et moins vous créerez chez votre proche d'inquiétude. Faites en sorte que vos intentions soient claires, et ne présupposez pas les ressentis de l'autre.


Par exemple, si vous avez l'impression que votre proche se sent mal, ne décidez pas tout seul de fermer les rideaux, baisser le son etc. Demandez ! De façon claire comme un astronaute : "j'ai l'impression que tu ne te sens pas bien. Est ce que tu voudrais que je baisse le son de la musique ?"


Et surtout en cas de désaccord ou de dispute : assurez vous de dire le fond de votre pensée de façon claire. Ne vous dites pas "si je fais la tête il/elle comprendra que je suis en colère que la vaisselle ne soit pas faite".


Non seulement ce message ne sera pas compris, mais en plus votre frustration pourrait déclencher une crise autistique chez votre proche.


DEMANDEZ ...



C'est simple comme bonjour, mais assez souvent pas ou peu fait. Posez des questions, beaucoup, tout le temps.

Votre proche vient de découvrir qu'il est autiste, c'est dur à vivre, et vos questions seront perçues. Il me de l'attention et de la bienveillance. Bonus ? Elles ouvriront vers des conversations saines et qui pourront aider votre proche à apprivoiser son TSA.

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