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Une question de chlore (et un peu d'espoir)

Des chercheurs de l'INSERM ont prouvé qu'un taux de chlore anormalement élevé était responsable de certains cas d'autisme (pas tous). Ils ont épinglé la naissance comme moment charnière où les taux de chlore cérébraux de l'enfant ne retombaient pas au niveau normal, menant par la suite à l'expression de l'autisme.


La découverte :



Les chercheurs ont réussi à enregistrer pour la première fois l'activité des neurones embryonnaires et des neurones immédiatement après la naissance afin d'étudier les variations des niveaux de chlore. Ces enregistrements révèlent des niveaux anormalement élevés de chlore dans les neurones jeunes et adultes des animaux modèles d'autisme. Le neurotransmetteur GABA, normalement responsable de l'inhibition des neurones, semble exciter fortement ces neurones, ce qui se traduit par des activités électriques anormales persistantes dans le cerveau des animaux adultes.


Ce qui est particulièrement frappant, c'est l'absence de diminution des niveaux de chlore qui se produit normalement pendant la naissance chez les animaux témoins. Dans ces deux modèles animaux, les neurones présentent des niveaux de chlore identiques avant et après la naissance. Cette persistance de niveaux élevés de chlore est due à un dysfonctionnement d'un transporteur de chlore qui empêche son expulsion des neurones. Par conséquent, une caractéristique clé des neurones pendant la naissance est abolie dans ces modèles animaux d'autisme.

Des diurétiques qui changent tout :

Les chercheurs ont entrepris une expérience en administrant un traitement diurétique à la mère, dans les deux modèles animaux, peu avant l'accouchement et pendant 24 heures, afin de déterminer s'il pouvait rétablir l'inhibition cérébrale chez la descendance. Les résultats ont montré que la diminution des niveaux de chlore dans les neurones était restaurée plusieurs semaines après un seul traitement administré pendant la naissance. Selon l'équipe de recherche, le traitement prénatal a permis de rétablir des activités cérébrales quasi normales et de corriger les comportements "autistes" chez les animaux à l'âge adulte.


Ces découvertes sont particulièrement significatives, car elles suggèrent que les anomalies observées dans les niveaux de chlore des neurones peuvent être réversibles, du moins chez les modèles animaux étudiés. Le traitement diurétique administré pendant la grossesse a permis de restaurer l'équilibre du chlore dans les neurones, rétablissant ainsi l'inhibition cérébrale normale. Cela a eu un impact positif sur le développement cérébral des animaux, ce qui s'est traduit par des activités cérébrales plus proches de la normale et une correction des comportements associés à l'autisme.


L'ocytocine, l'hormone impliquée dans l'accouchement au cœur de la recherche :


Le rôle de l'ocytocine dans la réduction des niveaux de chlore neuronal a également été examiné. Les chercheurs avaient précédemment démontré en 2006 que cette hormone, connue pour son rôle dans le déclenchement du travail, avait également de nombreux effets bénéfiques sur le cerveau du nouveau-né, notamment des effets protecteurs en cas de complications pendant l'accouchement et même des propriétés analgésiques. L'ocytocine agit de manière similaire à un diurétique en réduisant les niveaux de chlore à l'intérieur des cellules.


Dans cette étude, l'équipe de recherche a testé les effets à long terme du blocage des actions de l'ocytocine avant la naissance. Une substance bloquant les signaux générés par l'ocytocine a été injectée aux souris gestantes. Les chercheurs ont évalué les effets de ce blocage chez la descendance et ont constaté qu'il reproduisait chez les jeunes souris l'ensemble du syndrome autistique, tant au niveau des aspects électriques que comportementaux, ce qui était identique aux résultats observés dans les deux modèles animaux d'autisme utilisés. Par conséquent, les actions naturelles de l'ocytocine, tout comme celles d'un diurétique, sont essentielles pendant cette phase critique et sembleraient contrôler la pathogenèse de l'autisme en influençant les niveaux de chlore à l'intérieur des cellules.


Ce que ça veut dire pour vous :


Oui votre naissance est bien loin, et si ce modèle s'avère correct, il n'y a pas grand chose que vous pouvez faire maintenant. MAIS, les résultats de cette recherche de l'INSERM indiquent que le taux de chlore cérébral peut fluctuer chez l'adulte. Il est donc tout à fait imaginable qu'une hygiène adaptée puisse permettre de faciliter certains aspects du TSA, en tentant de minimiser les taux de chlore.


Tout d'abord : bien boire !

Le corps est composé de beaucoup d'eau et notamment le cerveau qui en contient entre 73% et 90%. La problématique ? Beaucoup de profils TSA sont en déshydratation mineure pratiquement tous les jours.


Le résultat ? Une eau moins renouvelée, des taux de chlore dans le cerveau trop hauts, et des difficultés liées au TSA plus intenses. Bien boire, ce n'est pas trop boire, ni la quantité fourre tout de 1,5L par jour. La bonne quantité d'eau est déterminée par votre poids. Voici un graphique du nombre de verres de 25cl à boire en fonction de votre poids :





Et bien manger !


Aucune alimentation ne peut "soigner" de l'autisme, mais incorporer certains de ces aliments malgré la sélectivité alimentaire du TSA peut contribuer à faciliter certaines de vos difficultés.

Au programme ? Melon, pastèque, citron, céleri, concombres, thés verts ou tisanes ... Des aliments naturellement diurétiques, à consommer raisonnablement. Aucun excès n'est sain quand on parle d'alimentation, alors incorporez certains de ces aliments mais toujours avec mesure !

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